Délégationde Marseille

« Onze ans aumônier au Secours Catholique »

J’ai découvert ici un lieu royal dans l’Église, et je tiens à en remercier le Secours Catholique. Oui Mgr Rodhain nous a fait un cadeau royal, car si on sait que les fidèles ont été baptisés prêtres, prophètes et rois, que nous allons prier à l’Église avec le prêtre, qu’il est bon de dire la parole de Dieu…, nous ne savons pas que le roi doit veiller à ce qu’aucun de ses compatriotes ne manque de logement, de nourriture, de travail et ne se sente exclu du royaume.

« Onze ans aumônier au Secours Catholique »

Car au jour du Jugement le Fils de l’homme viendra et dira :"Venez les bénis de mon Père et prenez possession du royaume qui vous a été préparé depuis la création du monde : j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger, j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire, j’étais un étranger et vous m’avez accueilli, […] j’étais malade et vous m’avez visité…" (Matthieu 25, 31-46). C’est avec ces actions simples, donner, visiter, accueillir, accompagner, que l’humanité réalise le royaume de Dieu. Et j’ai trouvé au Secours Catholique, chez les bénévoles, les salariés, des personnes qui rencontrent les affamés, les assoiffés, les étrangers, les malades, les sortants de prison… Ils ne se contentent pas de les regarder à la télé où l’on ne les voit qu’en images, ils les voient en chair et en os. Ils vont à leur rencontre. Ils cheminent avec eux. Dans notre société malade, ils savent qu’on ne guérit pas un corps social en l’amputant des membres blessés, mais en les remettant à leur juste place. Comme le chirurgien se contente de remettre en place les fragments et attend que les cellules reconstituent les os brisés, nous croyons à l’efficacité des petites actions et nous misons sur la patience. Le Secours Catholique ne propose pas de remède miracle. Il croit que l’humanité malade possède en elle les éléments de sa propre guérison. Il offre une clinique des maladies sociales, qui donne aux membres blessés la force de retrouver la santé en recherchant un traitement qui soit à leur portée.

Oui, vraiment, grâce au Secours Catholique et à toutes les institutions caritatives qui vont constituer la Diaconie 2013, j’espère que ce service des frères les plus fragiles apportera la parole des pauvres qui ne sont pas écoutés et qui manque cruellement à l’Église pour annoncer la Bonne Nouvelle.

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